Mieux comprendre notre horloge biologique

Horloge programmée pour nous dicter l’heure d’aller se coucher, responsable de notre somnolence lorsqu’elle est déprogrammée, régulateur de notre appétit au cours de la journée… l’horloge biologique joue un rôle déterminant dans notre quotidien. Découvrez tout ce qu’il y a à savoir sur notre horloge biologique pour mieux la comprendre.

Qu’est-ce que l’horloge biologique ?

L’horloge biologique désigne une petite structure située dans notre cerveau, dans la région de l’hypothalamus. Programmée pour fonctionner sur un cycle de 24 heures, cette horloge biologique interne dicte à notre organisme les différentes périodes qui rythment la journée (lever, coucher, heure du repas, etc.). C’est elle qui nous impose d’aller nous coucher, de nous lever le matin, qui déclenche notre appétit, etc. En d’autres termes, l’horloge biologique est une structure de notre cerveau qui indique à notre organisme comment vivre et comment réagir en fonction de l’heure de la journée. Lorsqu’elle est déréglée (en cas de décalage horaire important par exemple), elle peut causer de nombreux troubles et des effets néfastes sur notre santé. Il lui faut alors plusieurs jours pour se régler à nouveau.

Comment fonctionne notre horloge biologique ?

L’horloge biologique interne se base schématiquement sur l’alternance jour/nuit grâce à la quantité de luminosité que perçoit notre organisme. C’est comme si notre corps était « programmé » par cette horloge interne pour se mettre en éveil dès le lever du soleil, et pour « se mettre en veille » à la tombée de la nuit. Dans ce domaine, il est courant de parler de rythme ou de cycle circadien. Celui-ci regroupe, en 24 heures, l’ensemble des processus biologiques qui interviennent sur notre organisme. En 2017, le prix Nobel de médecine a été attribué à trois chercheurs américains pour leurs travaux sur notre horloge interne et sur la chronobiologie. Ces derniers sont parvenus à mettre en avant l’existence de gènes impliqués dans le fonctionnement de l’horloge biologique. On découvre notamment à travers leurs recherches comment les êtres humains, mais aussi les animaux et les plantes, parviennent à synchroniser leur rythme biologique avec les mouvements de la Terre. À noter que si l’alternance jour/nuit est le principal mécanisme utilisé par l’horloge biologique pour dicter les besoins physiologiques de notre organisme, les saisons de l’année ont elles aussi un impact sur la chronobiologie.

Horloge biologique et sommeil

Parmi les différentes « missions » de l’horloge biologique interne, l’une des plus importantes consiste sans doute à réguler notre sommeil. On sait aujourd’hui que c’est l’horloge biologique interne qui régule la sécrétion de la mélatonine (aussi connue sous le nom d’hormone du sommeil). Concrètement, l’horloge biologique prend dans la baisse de la luminosité le signal qu’il est temps de mettre le corps en phase de repos. À l’inverse, elle détecte dans l’apparition de la lumière le signal qu’il est temps de remettre l’organisme en marche. Le moindre élément qui perturbe la régulation de l’horloge biologique interne peut engendrer des troubles importants. L’utilisation des écrans le soir (ils projettent une lumière artificielle sur nos yeux) dérègle ainsi l’horloge biologique interne. De la même manière, une désynchronisation du rythme circadien (vivre la nuit, vivre dans le noir la journée, etc.) entraîne un dérèglement de nos rythmes biologiques avec ceux de notre environnement. Il en résulte des troubles du cycle de sommeil (difficultés d’endormissement, réveils fréquents, etc.), mais aussi des troubles digestifs (l’organisme ne sait plus véritablement quand il est « l’heure de manger »), des troubles de la concentration, des difficultés d’apprentissage, voire d’autres pathologies encore.

Horloge biologique : un rythme différent en fonction de l’âge des individus

S’il est important de suivre son horloge biologique interne, il faut en amont savoir que le rythme circadien diffère en fonction de l’âge des individus. À la naissance, un nouveau-né est incapable de se baser sur un cycle de 24 heures. Jusqu’à la période où « il fait ses nuits », ses phases veille/sommeil tournent davantage autour des 90 minutes. L’adolescent, lui, dispose souvent d’une horloge biologique interne décalée. Il se lève plus tard le matin et veille également plus tard le soir. Ce décalage de l’horloge biologique interne trouve des explications hormonales. En période scolaire, il est courant qu’un adolescent accumule ainsi des dettes de sommeil et de la fatigue. L’adulte subit enfin quotidiennement tout un tas de contraintes (se lever pour s’occuper des enfants, être à l’heure au travail, prise de repas à des horaires irréguliers, etc.) qui l’éloignent de son rythme biologique. Il est alors important de prendre le temps de se « recaler » avec son horloge biologique interne pour permettre à l’organisme d’appréhender chaque journée dans les meilleures conditions.

Troubles de l’horloge biologique interne, quelles solutions ?

Lorsque le rythme circadien est déréglé et qu’un individu souffre d’une dérégulation de son horloge biologique, certaines solutions peuvent être appliquées pour retrouver un rythme de vie conforme aux besoins physiologiques de notre organisme. La luminothérapie figure parmi ces solutions. Elle doit être couplée à une bonne hygiène de vie et de sommeil. Pour cela, il est judicieux de réunir les conditions matérielles d’un sommeil de qualité. En partenariat avec la Clinique du sommeil, Petit Meunier a élaboré un questionnaire en ligne qui vous permet de trouver l’oreiller le plus adapté à vos besoins pour une qualité de sommeil optimale. À leur échelle, les produits Petit Meunier participent au bon fonctionnement de votre horloge biologique interne.